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femme allongée dans l'herbe illustrant le lien entre microbiote intestinal et santé cardiovasculaire
Santé7 mars 20267 min de lecture

Microbiote et santé cardiovasculaire : Vos bactéries intestinales peuvent-elles abîmer vos artères ?

Obtenir un résumé IA avec ChatGPT, Claude ou Perplexity

Introduction 

Et si votre cholestérol n'était pas le seul coupable ? On le sait depuis longtemps : un taux de cholestérol trop élevé favorise les maladies cardiovasculaires. Pourtant, des millions de personnes traitées par statines (les médicaments les plus prescrits au monde contre le cholestérol) continuent de faire des crises cardiaques ou des AVC. Quelque chose nous échappe.

Une étude publiée dans Nature en juillet 2025 apporte peut-être une partie de la réponse. Des chercheurs ont découvert qu'une molécule fabriquée par certaines bactéries de notre intestin serait capable de provoquer l'athérosclérose (ce durcissement progressif des artères) sans toucher au cholestérol. Dit autrement : votre microbiote intestinal pourrait jouer un rôle direct dans la santé de votre cœur, indépendamment de ce que montrent vos analyses de sang classiques.

C'est une découverte qui change le regard sur les maladies cardiovasculaires et qui ouvre des pistes nouvelles aussi bien pour les détecter plus tôt que pour mieux les traiter.

L'étude en bref : qui, comment, sur quoi ?

Cette recherche a été conduite par une équipe internationale coordonnée par le Centro Nacional de Investigaciones Cardiovasculares (CNIC) à Madrid et publiée dans Nature en juillet 2025. Les chercheurs avaient un objectif précis : trouver des molécules produites par le microbiote intestinal susceptibles d'influencer l'apparition précoce de l'athérosclérose, avant même que les symptômes ne se manifestent.

Pour y répondre, ils ont combiné trois approches complémentaires : 

  • Analyse de sang de plus de 2 000 volontaires, sains ou présentant des signes précoces d’athérosclérose, issus de deux cohortes européennes indépendantes.
  • Expériences en laboratoire sur des souris génétiquement prédisposées aux maladies cardiovasculaires,afin d’établir un lien de causalité.
  • Analyse moléculaire approfondie visant à comprendre le mécanisme précis par lequel la molécule identifiée agit sur les artères.

Cette triple approche, humains, animaux, mécanisme, est ce qui fait la solidité et l'originalité de cette publication.

L'imidazole propionate (ImP) : C'est quoi exactement ?

L'imidazole propionate, ou ImP, est un métabolite microbien, autrement dit, une molécule fabriquée directement par certaines bactéries qui peuplent notre intestin. Elle est produite à partir de l'histidine, un acide aminé présent dans l'alimentation.

L'ImP était déjà connu des chercheurs pour son rôle dans la résistance à l'insuline et le diabète de type 2. Cette nouvelle étude montre que son impact va bien au-delà : il joue également un rôle direct dans le développement de l'athérosclérose.

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Ce que dit l'étude de Nature : Les résultats clés

Une molécule associée à l’athérosclérose chez l’humain

Les chercheurs ont mesuré les niveaux d’ImP dans le sang de 1 844 personnes issues de deux cohortes européennes :

1- Cohorte PESA (Progression of Early Subclinical Atherosclerosis)

  • 400 volontaires sans symptômes
  • 295 présentaient une athérosclérose subclinique détectée par imagerie
  • 105 n’avaient aucune atteinte vasculaire

2- Cohorte IGT (Impaired Glucose Tolerance)

  • 1 844 participants
  • 1 315 présentaient des signes précoces d’athérosclérose

Résultat :

  • Les personnes ayant une athérosclérose subclinique avaient des niveaux d’ImP significativement plus élevés dans le sang que les personnes en bonne santé.

  • Cette association restait valable même après prise en compte des facteurs de risque classiques : cholestérol LDL, hypertension, tabagisme, âge, etc.

  • Plus le niveau d’ImP était élevé, plus l’athérosclérose était étendue, ce qui suggère une relation directe entre cette molécule et la progression de la maladie.

Des niveaux encore plus élevés dans les formes actives de la maladie

Dans la cohorte PESA, les chercheurs ont utilisé une imagerie avancée pour identifier les patients présentant une athérosclérose active, c’est-à-dire associée à une inflammation des artères.

Ils ont observé que les niveaux d’ImP étaient particulièrement élevés chez les personnes présentant :

  • Une inflammation active des artères
  • Une activation de la moelle osseuse (signe d’une réponse immunitaire)
  • Une inflammation systémique

Ces résultats suggèrent que l’ImP pourrait devenir un biomarqueur précoce de l’athérosclérose, capable de signaler une activité de la maladie avant même l’apparition des symptômes.

L'ImP provoque l'athérosclérose sans modifier le cholestérol : La preuve expérimentale

Pour aller au-delà de la simple association, les chercheurs ont réalisé des expériences sur des modèles murins génétiquement prédisposés à l'athérosclérose. 

Ce qu'ils ont fait : administrer de l'ImP dans l'eau de boisson des souris nourries avec un régime normal (sans excès de cholestérol).

Ce qu'ils ont observé :

  • Un développement significatif de plaques athéroscléreuses dans l'aorte des animaux traités à l'ImP
  • Aucune modification du cholestérol sanguin ni de la glycémie
  • Une expansion des monocytes pro-inflammatoires (Ly6C⁺) dans le sang
  • Une augmentation des lymphocytes T pro-inflammatoires (TH1 et TH17)
  • Une infiltration accrue de cellules immunitaires dans la paroi aortique

En d'autres termes : l'ImP seul, sans hausse du cholestérol, suffit à déclencher l'athérosclérose via une activation du système immunitaire.

Ce résultat est majeur, car il prouve pour la première fois un lien causal et pas seulement une association entre ce métabolite bactérien et la maladie cardiovasculaire.

Comment l'ImP agit-il dans le corps ?

Les chercheurs ont également cherché à comprendre comment l’ImP peut favoriser l’athérosclérose. Leur travail a permis d’identifier un mécanisme en plusieurs étapes :

  • L’ImP interagit avec certaines cellules du système immunitaire, notamment les macrophages, qui jouent un rôle clé dans l’inflammation des artères.

  • Cette interaction active des voies biologiques qui amplifient l’inflammation dans la paroi des vaisseaux sanguins.

  • Les cellules immunitaires se mettent alors à produire davantage de molécules pro-inflammatoires, ce qui entretient une inflammation chronique dans les artères.

Conséquence : cette inflammation favorise l’accumulation de cellules et de lipides dans la paroi artérielle, contribuant à la formation et à la progression des plaques d’athérosclérose.

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Peut-on bloquer l’athérosclérose avec un nouveau traitement ?

L’étude suggère qu’il pourrait être possible de ralentir ou bloquer l’athérosclérose en ciblant un nouveau mécanisme biologique, différent des traitements classiques contre le cholestérol.

Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont administré à des souris une molécule expérimentale appelée AGN192403, un composé capable de bloquer le récepteur activé par l’ImP.

Les résultats sont prometteurs :

  • En prévention : Lorsque la molécule AGN192403 était administrée en même temps que l’ImP, elle empêchait la formation de plaques d’athérosclérose.

  • En traitement : Administrée après l’apparition de la maladie, elle ralentissait la progression de l’athérosclérose et réduisait la taille des plaques dans les artères.

Fait important : ces effets ont été observés sans modification du taux de cholestérol sanguin.

Cette découverte suggère qu’il pourrait être possible de développer une nouvelle génération de traitements contre l’athérosclérose, agissant sur l’inflammation des artères plutôt que sur le cholestérol.

Cela pourrait être particulièrement utile pour les patients qui restent exposés à un risque cardiovasculaire élevé malgré les statines ou d’autres traitements hypolipémiants.

Alimentation, microbiote et ImP : Un lien important

Les chercheurs ont aussi cherché à comprendre le rôle de l’alimentation et du microbiote intestinal dans la production d’ImP.

Le microbiote intestinal correspond à l’ensemble des bactéries qui vivent dans notre intestin et qui peuvent influencer de nombreux aspects de notre santé, notamment le risque de maladies cardiovasculaires.

Voici ce que l’étude a montré :

  • Les personnes qui suivaient une alimentation proche du régime méditerranéen et prenaient un petit-déjeuner équilibré avaient des niveaux d’ImP plus faibles dans le sang.

  • À l’inverse, certains types de bactéries intestinales, comme Veillonella ou Acidaminococcus, étaient associés à des niveaux plus élevés d’ImP. Ces bactéries sont d’ailleurs plus fréquentes chez les personnes ayant des maladies cardiovasculaires.

  • D’autres familles de bactéries intestinales semblaient au contraire associées à des niveaux plus faibles d’ImP, ce qui pourrait indiquer un rôle protecteur.

En résumé, ces résultats suggèrent que l’alimentation pourrait influencer le risque cardiovasculaire en modifiant le microbiote intestinal, qui lui-même peut favoriser ou limiter la production d’ImP.

Ce que cette étude ne dit pas encore (limites importantes)

Il est essentiel d'interpréter ces résultats avec nuance :

  • Sur les données humaines : Les études dans les cohortes PESA et IGT sont de nature observationnelle. Elles montrent une association robuste entre ImP et athérosclérose mais ne prouvent pas la causalité chez l'humain (celle-ci a été démontrée uniquement chez l'animal).

  • Sur les modèles animaux : Les expériences ont été réalisées sur des souris génétiquement prédisposées à l'athérosclérose, ce qui peut limiter la transposabilité directe à l'être humain.

  • Sur le traitement : Ll'AGN192403 n'est pas un médicament approuvé pour l'homme. Des essais cliniques seront nécessaires pour confirmer son efficacité et sa sécurité.

  • Sur les bactéries productrices d'ImP : Les chercheurs précisent eux-mêmes que l'identification des souches bactériennes spécifiques capables de produire l'ImP nécessite des recherches complémentaires.

Conclusion

Cette publication marque une étape importante dans la compréhension des maladies cardiovasculaires. Pour la première fois, des chercheurs montrent qu’une molécule produite par certaines bactéries du microbiote intestinal, l’imidazole propionate (ImP), peut favoriser l’athérosclérose en déclenchant une inflammation des artères indépendamment du cholestérol.

Ces travaux mettent en évidence un nouveau lien entre microbiote intestinal, inflammation et maladies cardiovasculaires. Ils ouvrent également des perspectives prometteuses, notamment le développement de nouveaux traitements ciblant ce mécanisme, en complément des thérapies actuelles. Toutefois, ces résultats devront encore être confirmés par des essais cliniques chez l’humain.

Plus largement, cette recherche rappelle que l’alimentation et le microbiote intestinal pourraient jouer un rôle clé dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

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